Togo: les évêques prônent une solution politique à la crise post-électorale

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La Conférence des Evêques du Togo (CET) a réagi mardi au sujet de l’arrestation d’Agbeyome Kodjo. Les prélats déplorent les circonstances de brutalité et de violence perpétrées par les forces de défense et de sécurité au domicile de l’ancien premier ministre avant son interpellation. Ils exhortent les autorités à privilégier une solution politique à la crise post-électorale et demandent le relâchement de M. Kodjo.

La réaction de la CET n’a pas tardé. Les évêques informent que c’est avec consternation qu’ils ont appris l’arrestation d’Agbeyome Kodjo à son domicile mardi dans des circonstances de brutalité et de violence perpétrées par les forces de défense et de sécurité, qui se sont introduites chez lui en défonçant son portail d’entrée.

Ils déplorent le fait que l’Archevêque de Lomé, Mgr Nicodème Barrigah-Benissan ainsi que l’Archevêque émérite de Lomé, Mgr Denis Amuzu-Dzakpah n’aient pas été autorisés à aller porter assistance à Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, qui venait de lancer un poignant cri de détresse, notamment à leur adresse.

Dans le même ordre, ils condamnent la brutalité et la récurrence de la violence dont font preuve les autorités dans la gestion de cette situation qui est avant tout politique.

« Les évêques du Togo estiment que chaque citoyen a le droit et le devoir d’exprimer sa désapprobation devant l’injustice manifeste et l’oppression. Aussi les violences physiques et autres traitements inhumains et dégradants infligés aux citoyens à cette occasion, sont-ils une négation de leurs droits et libertés. Une fois de plus, la Conférence des évêques les dénonce et les condamne, et appelle leurs auteurs à se ressaisir », a indiqué un communiqué de la CET.

Les évêques exhortent les autorités à privilégier une solution politique à cette crise consécutive à la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 22 février dernier qui n’occasionne pas d’autres violences, mais respecte les droits fondamentaux de chacun.

Pour finir, ils invitent les autorités judiciaires à relâcher l’ancien premier ministre et appellent les uns et les autres à garder le calme, afin d’épargner le pays d’autres souffrances.

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