Société : quels sont les atouts dont disposent le Togo en matière d’eau ?

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Le Togo dispose d’énormes ressources en eaux sur toute l’étendue du territoire. Ces ressources représentent plus de 5 à 9 milliards de mettre cubes par an. Cette richesse est due aux différents atouts dont dispose le pays. Quels sont donc ces atouts.

La pluviométrie au Togo varie de moins de 800 mm sur le littoral à 2000 mm dans les régions montagneuses. Le volume d’eau pluviale est de l’ordre de 70 milliards de mètres cubes en moyenne par an pour l’ensemble du pays. Comme pour le reste de l’Afrique de l’Ouest, on observe depuis quelques années une tendance générale à la diminution de la pluviométrie au Togo. La répartition des pluies en saison pluvieuse est très irrégulière et généralement de forte intensité, ce qui accroit la fragilité de l’agriculture pluviale du fait aussi des inondations difficilement maîtrisables.

Les eaux souterraines relativement peu abondantes sont concentrées dans les zones de fracture et d’altération des roches. Elles sont cependant le plus souvent présentes en quantités suffisantes pour l’approvisionnement en eau potable des populations rurales et des centres secondaires. Dans la zone côtière, où la demande en eau est forte, la géologie est en revanche plus favorable et permet d’emmagasiner des ressources en eau souterraine plus abondantes dans des aquifères plus continus.

Pour l’ensemble du pays, les ressources en eau souterraine renouvelables annuellement sont estimées entre 5 et 9 milliards de mètres cubes. Pour les ressources en eau de surface, en année moyenne, selon l’étude PNUD/LCHF (1982), le volume total des ressources en eau de surface du Togo (non compris l’apport de l’Oti en provenance du Bénin) s’élèverait à environ 10 milliards de mètres cubes (325 m3/s) répartis comme suit : 195 m 3/s pour l’Oti (290 m3/s à la station Sagoba à la frontière du Ghana moins 95 m3/s à la station Mandouri à la frontière du Bénin), 110 m3/s pour le Mono, à la station aval de Athiémé, 12 m3/s pour le Zio, à la station aval de Togblékopé, 7,7 m3/s pour le Haho, à la station de Gati.

Une partie des écoulements s’accumule de façon naturelle dans les bas-fonds et dans les lagunes ; une autre partie est retenue artificiellement par des retenues collinaires surtout en région des savanes. Les zones humides constituent également un potentiel en termes de ressource en eau en ce sens qu’elles contribuent à la régulation des eaux de surface comme des eaux souterraines.

La qualité des ressources en eau, surtout celle des eaux de surface se dégrade de façon alarmante. Cette dégradation est liée : à l’insuffisance dans l’observation des règles d’hygiène dans les établissements humains où les eaux sont principalement polluées par la défécation sauvage même aux abords des points d’eau et à la mauvaise gestion des ordures ménagères et des eaux de pluie ; aux activités industrielles qui génèrent des effluents bruts déversés dans les cours d’eau, lacs, dans le système lagunaire ou dans la mer pour ce qui concerne Lomé qui abrite la grande majorité des industries (90%) ; aux activités de la pêche par l’utilisation de pesticides naturels et de synthèse ainsi que d’explosifs.

Ces atouts contribuent énormément au développement socioéconomique tel recommandé par les Objectifs Durables pour le Développement(ODD).

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