Réflexions à Lomé sur l’avenir du Judo africain

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Il s’est ouvert dimanche à Lomé les travaux de réflexion sur l’avenir du Judo africain. La rencontre est ouverte par le président du Comité national olympique togolais (CNOT) Kélani Bayor, représentant le ministre en charge des sports. Durant 2 jours, des acteurs et des amis du Judo venus de 25 pays du continent vont échanger sur l’amélioration de la discipline dans les différents pays, définir les voies et moyens à même d’aider à la promouvoir davantage et de nouer des partenariats en faveur des fédérations pour le bonheur des athlètes.

La réflexion de haut niveau sur le Judo africain est initiée par Me Abakar Djermah Aumi et Deladem Akpaki, respectivement président de la Fédération Tchadienne de Judo et président de la Fédération Togolaise de judo.

Selon les organisateurs, la rencontre fait suite constat selon lequel l’Afrique n’excelle pas en Judo lors des jeux olympiques malgré qu’elle regorge beaucoup de potentialités dans ce domaine.

« Aujourd’hui nous constatons par rapport aux jeux olympiques que dans le domaine du judo, l’Afrique ne fait pas assez de résultats. C’est pourquoi, nous avons initié cette rencontre pour permettre aux pays ici présents d’échanger leurs expériences afin de mettre ensemble nos points forts. La finalité est d’améliorer cette discipline dans nos pays respectifs et de mettre en place une stratégie qui va permettre à nos sportifs d’avoir toutes les chances pour se qualifier aux jeux olympiques Paris 2024 et Los Angeles 2028 », a déclaré Me Abakar Djermah, à l’ouverture de la rencontre.

Me Djermah estime que l’Afrique regorge des talents en Judo, mais c’est le manque d’organisation au niveau des fédérations et du management qui font le continent ne produit de bons résultats dans cette discipline lors des différentes compétitions.

« Nous venons de sortir d’une compétition à Paris où la France a remporté 3 médailles d’or grâce à ses judoka d’origine africaine. Cela veut qu’il existe du potentiel en Afrique et que le problème se trouve au niveau du management et de l’organisation de nos fédérations. Il est donc temps que nous échangeons nos expériences pour booster le Judo dans nos pays respectifs. Et nous pensonso que le décollage de nos pays respectifs permettra de booster la discipline au plan continental », a-t-il ajouté.

L’initiative a été saluée par le président du CNOT, Kélani Bayor qui a émis le vœu de voir d’autres fédérations emboiter à celle du Judo.

« C’est un sentiment de satisfaction m’anime parce que c’est la première fois qu’une fédération d’organisation sportive ait pu inviter 25 pays africains dans notre pays pour réfléchir sur l’avenir de la discipline qu’elle a en charge. Je félicite le président Akpaki et souhaite voir d’autres fédérations lui emboiter les pas », a-t-il laissé entendre.

Le président de la Fédération Togolaise de judo a pour sa part livré les conclusions des travaux de ce premier jour de réflexion.

« Ce premier jour de travail a permis d’avoir des propositions des présidents de fédération des pays présents et d’identifier des structures qui interviennent en matière du Judo et qui peuvent nous accompagner pour le futur du Judo africain. Nous nous avons aussi convenu que nous devons nous entraider sur le plan de marketing, de formation et des compétitions. De même, nous avons souligné qu’il doit avoir désormais une interaction entre nos fédérations et les pouvoirs publics afin de pouvoir accompagner sereinement et pus efficacement nos athlètes », a-t-il indiqué.

Les travaux de la réflexion sur le Judo africain se poursuivent avec une sortie de terrain ce lundi à l’intérieur du pays.

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