Trimua : ‘le gouvernement est dans une dynamique constante en matière des droits de l’homme’

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Les activités de la Journée internationale des droits de l’homme se sont poursuivies vendredi au niveau du ministère en charge des droits de l’homme. Le département de Christian Trimua a présenté aux médias et organisations de défense des droits de l’homme les dernières évolutions en matière des droits de l’homme au Togo. A l’occasion, M. Trimua a indiqué que le gouvernement est dans une dynamique constante en matière des droits de l’homme et appelle tous les togolais et les organisations de défenses des droits de l’homme à concourir dans ce sens afin de faire du Togo un modèle dans ce domaine. Par ailleurs, il déplore une extrême politisation et un déficit de professionnalisme au niveau des organisations des droits de l’homme et promet l’accompagnement du gouvernement pour corriger le tir.

La rencontre est organisée par le ministère en charge des droits de l’homme avec l’appui financier du Projet de consolidation de l’Etat et du monde associatif (Pro-CEMA). Elle s’inscrit dans la suite des activités de la Journée internationale des droits de l’homme célébrée le 10 décembre dernier.

L’objectif pour les organisateurs est d’échanger sur les progrès accomplis par le Togo ces 12 derniers mois sur les questions des droits de l’homme. La rencontre s’inscrit également dans la suite logique du dîner d’échanges organisé en juin, avec les différents acteurs intervenant sur les droits de l’homme, notamment les organisations des défenses des droits de l’homme, les agences des Nations Unies et les institutions de l’Etat.

La finalité est de rechercher ensemble les voies et moyens pour mieux faire face aux défis et envisager des perspectives.

« C’est une sorte de bilan des 12 derniers mois en matière des droits de l’homme dans notre pays. Entre autres, nous avons les grandes réformes opérées le 8 mai dernier à l’Assemblée nationale qui ont certes, un volet politique, mais aussi un fort volet de renforcement des droits de l’homme notamment le renforcement des institutions en matière des droits de l’homme, de la Cour constitutionnelle, des institutions financières en matière de lutte contre la corruption visant à consolider les droits sociaux, économiques et culturels, l’abolition de la peine de mort…, qui sont rentrées dans la constitution » a indiqué Christian Trimua.

Selon le ministre, le gouvernement est dans une dynamique constante en matière des droits de l’homme et que tous les togolais et les organisations nationales et internationales doivent l’accompagner dans ce sens pour renforcer les droits de l’homme et faire du Togo un modèle le domaine.

« Le Togo a accompli ses devoirs de rapportage régulier à travers la présentation du 3e rapport périodique au cours duquel un certain nombre d’observations ont été faites au gouvernement qui a commencé à les mettre en œuvre. En interne, nous avions pris un certain nombre de chantiers qui nous semblaient prioritaires, notamment l’amélioration du cadre, la question des  mutilations génitales féminines, la question du renforcement des femmes, des jeunes et surtout la question d’un statut des défenseurs des droits de l’homme dans notre pays sur lesquels un avant-projet avait été soumis par les organisations de défense des droits de l’homme et sur lesquels le gouvernement a commencé une première réflexion », a-t-il ajouté.

Toutefois, M. Trimua déplore une extrême politisation et un déficit de professionnalisme au niveau des  d’organisations nationales des droits de l’homme. Pour lui, il y a deux grands problèmes au niveau des organisations des droits de l’homme auxquels des solutions doivent être apportées.

« Nous avons toujours eu deux grands problèmes avec les organisations de défense des droits de l’homme. Il s’agit de l’extrême politisation et le déficit en matière de professionnalisme qui les caractérisent. Si nous devons faire un travail fondamental et interpeler les organisations de défense des droits de l’homme, c’est sur les deux piliers notamment la professionnalisation et la dépolitisation. Le gouvernement et ses partenaires dont le Pro-CEMA sont disposés à les accompagner dans ce sens », a laissé entendre le ministre.

Rappelons que la rencontre a été couplée d’une signature d’un partenariat avec des médias en vue de l’insertion des supports de communication sur la promotion des droits de l’homme et la citoyenneté dans leurs différentes colonnes.

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