Togo: Me Agboyibo demande une définition claire d’un parti politique de l’opposition

0
139

Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) vient de faire sa première sortie médiatique après les élections locales. Devant la presse mercredi à Lomé, le parti de Me Yaovi Agboyibo a dénoncé l’actuelle loi portant statut de l’opposition. Il fustige la définition donnée à un parti d’opposition dans cette loi qui empiète sur les droits et les prérogatives de l’opposition. Pour ce faire, il demande une définition claire d’un parti politique de l’opposition avant l’organisation de l’élection présidentielle de 2020.

Pour le CAR, l’opposition dans l’actuelle loi signifie tout parti politique, quand bien même qu’il appartiendrait à la mouvance du pouvoir ou apporterait son soutien à l’action gouvernementale, peut désormais se réclamer de la qualité de parti de l’opposition et jouir des droits y attachés pourvu qu’il se déclare comme tel au bureau de l’Assemblée nationale et que le ministre de l’administration territoriale en soit informé.

Le parti soutient que la loi initiale adoptée par consensus est celle de novembre 2008, qui stipule : »est considéré comme parti politique de l’opposition, tout parti politique ou coalition de partis politiques n’appartenant pas à la majorité parlementaire ou ne soutenant pas l’action gouvernementale.

Pour ce faire, il interpelle le Chef de l’Etat, les organisations et tous les citoyens inquiets de l’enlisement du processus électoral togolais, à œuvrer à ce qu’il soit procédé, avant la tenue de cette élection présidentielle dite capitale, à la clarification d’un parti politique d’opposition au Togo.

« Cette clarification permettra de faire réformer la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et ses démembrements et les autres institutions ayant pour mission de concourir à l’organisation des élections libres, transparentes et équitables au Togo », écrit le CAR.

Le CAR estime que la définition actuelle d’un parti de l’opposition empiète sur les droits de l’opposition en ce qui concerne la composition des différentes institutions de la République. La parfaite illustration selon, le parti du bélier noir, est la composition de la CENI qui a organisé les dernières élections locales.

« Les 17 membres de la CENI qui a organisé les élections sont tous de la mouvance présidentielle, à l’exception de 2. Cette configuration quasi-monolithique de la CENI due au changement imposé par le pouvoir après l’adoption de la définition initiale de la notion de parti d’opposition de la commission des lois, a gravement affecté la composition de ses démembrements », lit-on dans la déclaration liminaire du parti.

Le parti insiste sur une redéfinition d’un parti politique de l’opposition qui devra servir à la recomposition notamment de la Cour constitutionnelle, de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC).

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here