ADF-Togo dénonce la xénophobie en Afrique du Sud et interpelle les dirigeants africains

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La diaspora ouest africaine en Afrique du Sud est depuis quelques semaines victime des violences xénophobes. Devant la presse vendredi à Lomé, le Forum de la Diaspora Africaine au Togo (ADF-Togo) a dénoncé le phénomène. Il exprime son indignation face au silence des dirigeants africains. Par ailleurs, l’organisation annonce d’autres actions pour mettre fin à ce phénomène qui constitue un frein pour le développement du continent africain.

Pour l’ADF-Togo, le pays de Nelson Mandela a renoué depuis quelques temps avec le phénomène de la xénophobie. Plusieurs ressortissants ouest africains en ont fait les frais. Les victimes ont vu leurs biens saisis ou vandalisés par des individus hostiles aux étrangers.

Face à pratiques similaires à celles qu’avaient vécues les noirs Sud-Africains au moment de l’apartheid, l’ADF-Togo fustige le silence des Chefs d’Etats africains.

« Nous voulons par cette sortie exprimé indignation face au silence des dirigeants africains et attirer leur attention sur le phénomène », a laissé entendre, Dabur Amos Mzahan, président de l’ADF-Togo.

Pour lui, ce qui se passe en Afrique du Sud est un problème de tout le continent africain.

« La diaspora africaine, c’est un continent. La situation que vit nos frères et sœurs en Afrique du Sud nous concerne tous. Aujourd’hui, nous qui sommes au Togo, nous sommes à l’aise. Ceux qui sont dans d’autres pays, aussi sont à l’aise. Pourquoi pas ceux qui vivent en Afrique du Sud. Nous ne sommes pas contents de cette situation. Nous appelons l’Union Africaine à réagir », a-t-il indiqué.

Le Forum relève que ces pratiques xénophobes s’expliquent par le fait que certains noirs Sud-Africains ont l’impression que des étrangers viennent leur voler leur travail. Il estime qu’elles  s’expliquent aussi par le niveau d’instruction relativement de certains noirs Sud-Africains et la manipulation de certains leaders politiques.

Dans le souci de venir à bout de ce phénomène, l’organisation envisage également envoyer des courriers aux différents gouvernements africains, à la CEDEAO, à l’Union Africaine et au président Sud-Africain.

A noter que lors de la rencontre avec la presse, l’ADF-Togo a appelé la diaspora africaine à combattre xénophobie sous toutes ces formes et  à œuvrer pour le développement du continent.

Max D.

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