Permis moto : Synaco-moto plaide pour la rallonge du délai de démarrage du contrôle

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Le Syndicat National des Conducteurs de Taxi-Moto (Synaco-moto) explique à ses membres et sympathisants la nécessité d’avoir un permis de conduire. Il a organisé vendredi à leur attention une séance d’information et de sensibilisation. A l’occasion, les responsables disent avoir adressé le 4 septembre dernier un courrier au ministre en charge de la sécurité afin qu’il puisse repousser la date d’entrée en vigueur des contrôles du permis de conduire initialement fixée au 1er décembre prochain au 1er juin 2020.

Selon Samuel Azomedon, Secrétaire général du Synaco-moto, il est nécessaire d’avoir un permis de conduire et  la loi qui fait à obligation à chaque conducteur de le détenir n’est pas nouvelle. Mais, il estime que le délai fixé par le gouvernement pour passer au contrôle est trop court. Il relève que les conducteurs de taxi-moto qui sont pour la plupart des parents d’élèves font face déjà aux dépenses liées à la rentrée scolaire de leurs enfants et donc ne seront pas en mesure d’assurer leur formation en temps-ci en vue de passer leur examen. Il pointe également du doigt l’élection présidentielle de 2020 qui s’approche à grands pas et craint que la question du permis de conduire soit interprétée comme une politique.

« Nous disons que c’est normal de maitriser le code de la route et d’avoir le permis de conduire, mais le délai donné par le gouvernement est court. Nous sommes à quelques jours de la rentrée scolaire avec ses charges qui pèsent déjà sur les parents. Et aussi avec l’élection présidentielle qui aura lieu dans quelques mois, nous craignons que cette mesure soit assimilée à une mesure politique. C’est pourquoi, nous demandons aux autorités de repousser la date de l’entrée en vigueur de la mesure après l’élection précisément le 1er juin 2020 », a-t-il indiqué.

Le Synaco-moto indique qu’il est conscient des carences graves de la sécurité routière dans notre pays et comprend que le gouvernement agisse pour améliorer la situation eu égard au bilan très lourd des accidents de la route enregistrés entre le 1er janvier et le 31 juillet 2019.

Toutefois,  il  estime  que la non maitrise du code la route n’est pas la seule  cause des accidents et propose que la solution soit structurée autour de quatre démarches consécutives et complémentaires.

« Une concertation avec les différentes parties prenantes usagers, forces de l’ordre et gouvernement pour définir les modalités d’une vaste campagne nationale de sensibilisation impliquant les institutions publiques, privées laïques et religieuses ; la définition d’une échéance suffisamment longue pour tous les usagers à se conformer à toutes les obligations préalables à la conduite d’automobiles ; la formation des agents en charge du contrôle routier aux règles de la déontologie et la mise en œuvre des contrôles », a laissé entendre Samuel Azomedon.

Somme toute, le Syndicat dit être disposé à accompagner les autorités dans la recherche de solution plus efficace à l’insécurité routière. Il invite à cet effet, le ministre en charge de la sécurité à surseoir à l’application de sa décision afin d’éviter des tensions inutiles dans le pays à l’approche de l’élection présidentielle de 2020.

Max D.

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