Faure Gnassingbé mène une réflexion sur son éventuelle candidature en 2020

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Le 8 mai dernier, l’Assemblée nationale togolaise a procédé à une révision constitutionnelle donnant la possibilité à l’actuel Président de la République de briguer deux (2) nouveaux mandats. Mais, depuis là l’intéressé ne s’est pas prononcé sur son éventuelle candidature pour l’élection présidentielle de 2020. Interrogé par une journaliste de BBC au cours de son séjour à Londres, Faure Gnassingbé répond  qu’il est en train de réfléchir sur la question. Toutefois, il fait savoir que l’actuelle constitution l’autorise à faire deux nouveaux mandats de cinq (5) ans.

A la question de la journaliste de BBC qui voudrait savoir si Faure Gnassingbé sera candidat à l’élection présidentielle de 2020, l’intérêt a répondu qu’il dispose encore de quelques mois pour décider.

« Les règles sont là, l’essentiel, c’est de respecter la loi et les dispositions constitutionnelles de son pays. Je pense que cela règle cette question. Aujourd’hui, si j’ai la possibilité de me représenter, constitutionnellement, je prends acte et le moment venu, je prendrai ma décision », a-t-il déclaré.

Le Président de la République togolaise a également répondu à ceux qui l’accusent d’entretenir une dynastie de père en fils et de violer les droits de liberté de manifestations publiques au Togo.

Sur le premier sujet, Faure Gnassingbé pense que chaque pays a son architecture institutionnelle et constitutionnelle.

« Je pense que chaque pays à son architecture institutionnelle et constitutionnelle, les règles sont là. L’essentiel, c’est de respecter la loi de son pays, de respecter les dispositions constitutionnelles. Je pense que ça règle cette question. Aujourd’hui, si j’ai la possibilité de me présenter constitutionnellement, je prends acte et puis après le moment va venir je prendrai ma décision », a-t-il souligné.

S’agissant du second, M. Gnassingbé indique que les manifestations publiques ne peuvent être pas interdites si elles sont pacifiques.

« Depuis 2017, les gens manifestent de façon abondante. Mais je ne saurai tolérer des manifestations avec des armes de guerre. Cela n’est toléré nulle part. Ce n’est pas parce qu’on vous indique un itinéraire différent qu’on interdit votre manifestation. Nous disons simplement que ceux qui ne manifestent pas ont les mêmes droits que ceux qui manifestent. Ceux qui veulent travailler ont les mêmes droits. On doit pouvoir travailler et d’autres doivent pouvoir manifester. L’essentiel, c’est de respecter le cadre légal qui est la loi de la République qui s’impose à tous », a-t-il laissé entendre.

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