Togo: la phase II du FFF lancée pour créer des paysages résilients face au changement climatique

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Le Directeur de cabinet du ministère de l’environnement, du développement durable et de la protection de la nature a procédé vendredi à Lomé au lancement de la phase II du mécanisme forêts et paysans (FFF). C’était au cours d’un atelier auquel ont pris part près de 60 personnes, notamment des représentants des services publics sectoriel concernés, des représentants des organisations de producteurs forestiers et agricoles clés, des représentants des partenaires de développement œuvrant à la résilience des paysages face au changement climatique et à l’amélioration des moyens d’existence, des représentants du secteur privé y compris des institutions de financement.

Financé par l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO), le Mécanisme forêts et paysans (Forest and Farm Facility-FFF) a pour but d’améliorer les moyens d’existence des populations rurales en s’appuyant exclusivement sur les organisations de producteurs forestiers et agricoles (OPFA) identifiés comme acteurs clés du développement durable, en vue de créer des paysages résilients face au changement climatique. La phase II prévue pour une durée de deux ans, vise à contribuer à l’atteinte d’au moins 11 des 17 Objectifs du Développement Durable (ODD).

Le Directeur de cabinet du ministère de l’environnement, du développement durable et de la protection de la nature, Kodjo Kudadzé, a salué ce mécanisme qui met en commun des synergies des acteurs locaux avec l’appui de la (FAO) pour porter à l’échelle l’initiative forêts-paysans. Selon lui, environ 3,6 millions d’hectares sont cultivables sur l’ensemble du territoire, soit 60% de la superficie totale du pays. Mais, la superficie cultivée est évaluée seulement à 1,4 million d’hectares représentants 41% de la superficie cultivable et 25% de la superficie totale du pays. Ce qui veut dire que le problème de disponibilité de terres cultivables ne se pose pas à l’échelle nationale et qu’il est plus question de l’accessibilité. Cependant, cette tendance à l’échelle nationale cache d’importantes zones de dégradation à ne pas négliger. « C’est tout l’intérêt de cette mécanisme-forêt-paysans », a-t-il indiqué.

La mise en œuvre du mécanisme permettra de mener des actions concrètes dans les milieux paysans au niveau des organisations paysannes qui font à la fois l’agriculture et la foresterie.

« La FAO déploiera des éléments auprès des organisations paysannes pour mettre en œuvre toutes les actions qui concourent à s’adapter au changement climatique, à améliorer leurs moyens d’existence et leurs revenus tout en préservant le paysage dans lequel ils exercent leurs activités. Pour ce faire, certaines organisations paysannes seront identifiées autour de certaines aires protégées et écosystèmes particuliers en vue de travailler pour avoir des résultats concrets », a laissé entendre Oyétoundé Djiwa, chargé de programme à la FAO-Togo.

A la suite du lancement, les travaux se sont poursuivis en vue de retenir les activités réalistes et réalisables, établir un plan de travail et procéder à des accords de financement aux organisations paysannes.

La première phase du FFF s’est déroulée de 2012 à 2017, et a permis le renforcement des OPFA en tant qu’unité principale, produisant des impacts majeurs par le biais de visites d’échange, de coopération Sud-Sud, de conférences régionales et mondiale et d’un soutien direct à un certain nombre de fédérations de producteurs forestiers et agricoles régionales et mondiales.

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