Le CIAF-Togo s’engage pour l’élimination des MGF d’ici 2030

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Le Comité Inter-Africain sur les pratiques Traditionnelles ayant effet sur la Santé des Femmes et des Enfants au Togo (CIAF-Togo) a organisé mercredi à Lomé une conférence débat sur la Journée Internationale Tolérance zéro aux mutilations génitales féminines (MGF). Axée sur le thème : « Traduire les décisions politiques en actions concrètes à la base pour accélérer l’atteinte de la tolérance zéro aux MGF en 2030 », la rencontre a permis aux participants de réfléchir sur de nouvelles stratégies à mettre en œuvre pour aboutir à l’élimination voire l’éradication de cette pratique d’ici 2030.

Pour Assibi Napoé, présidente du CIAF-Togo et secrétaire générale du CIAF au niveau mondial, la Journée du 6 février, institutionnalisée depuis 2004 à Addis-Abeba comme celle de Tolérance zéro aux MGF, a été endossée par l’Union Africaine et les Nations Unies dont les résolutions demandent l’intensification des sensibilisations sur l’éradication de cette pratique « dangereuse ».

« Les sensibilisations pour l’élimination des MGF n’ont pas débuté aujourd’hui. Depuis 1986 que le CIAF existait et même dans la déclaration de Beijing, on a sensibilisé sur cette pratique et d’autres formes de violences faites aux femmes. Mais, elle continue de plus belle. Pour ce faire, nous voulons intensifier les sensibilisations avec de nouvelles stratégies en impliquant davantage les chefs traditionnels et religieux. Nous devons connaitre les causes du maintien de cette pratique dans certaines communautés malgré ses conséquences dans la vie des femmes et son interdiction par la loi », a-t-elle indiqué.
« Avec l’Objectif du Développement Durable (ODD5) qui aussi prescrit l’élimination des MGF, le CIAF compte veiller à l’application des lois car au Togo, la législature a prévu une loi qui punit les auteurs de cette pratique », a-t-elle ajouté.

Par définition les mutilations génitales féminines encore appelées excision consiste à couper une partie de l’appareil génitale (clitoris) de la femme.

« C’est une pratique néfaste qui porte atteinte à l’intégrité physique de la femme. Au Mali par exemple, on arrive même à coudre les lèvres de la partie imputée pour laisser seulement un petit trou pour l’urine. Ce qui occasionne des traumatismes psychologique pour l’intéressé qui va jusqu’à perdre la vie dans certains cas. Celles qui ont la chance de survivre, peuvent traîner des séquelles toute leur vie. Il y a des chéloïdes qui se forment sur l’appareil génitale, ce qui fait pour accoucher, elles ont des difficultés. D’autres ont des fistules qui font qu’elles n’arrivent pas évacuer normalement leur menstruation, même l’urine coule tout long de leur corps quand elles marchent », a relevé Mme Abiti Napoé.

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