Dr Kampatibe : « nous ne regrettons pas de n’avoir pas participé aux dernières élections »

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Dr François Kampatibe ne regrette pas de n’avoir participé aux dernières élections législatives du 20 décembre. Bien au contraire, le conseiller politique du président de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI) se réjouit d’avoir su déjouer le « jeu » du pouvoir qui s’est préparé à utiliser ces élections pour exclure l’opposition avec son accord. La preuve, selon  l’ancien député, est qu’entre le parti au pouvoir et ses « alliés » qui sont allés à ces élections, c’est la « guerre des chiffres ».

« Aujourd’hui, nous sommes fiers de n’avoir pas participé à ces élections parce qu’il s’est préparé l’exclusion de l’opposition par son propre accord. La preuve c’est qu’entre le pouvoir et ses alliés, c’est la guerre des chiffres. Ça veut dire que les chiffres qui sont publiés ne sont pas ceux qui sont des urnes. Sinon, on ne peut pas admettre qu’au sein d’UNIR, les gens contestent les résultats qui sont proclamés », a relevé Dr François Kampatibe, sur Nana Fm.
Au vu de ces faits, soutient-il, si la coalition acceptait de participer à ces élections, elle serait rentrée dans le jeu du pouvoir et n’aurait plus d’argument pour contester les chiffres non conformes à ceux des urnes qui lui seront attribués.

 » Si nous étions rentrés dans leur jeu en acceptant d’aller à ces élections, ils nous auraient élus, mais les résultats seraient sortis d’ailleurs. Et en ce moment l’opposition serait complètement laminés parce qu’elle n’aurait plus d’argument pour contester quoi que ce soit. C’est le jeu exprès qui se préparait. Nous l’avons vit compris et donc nous regrettons pas de n’avoir pas pris à ces élections « , a-t-il indiqué.

A la question de savoir, jusqu’à quand la coalition va-t-elle contester les élections législatives du 20 décembre, M. Kampatibe a laissé entendre que tant qu’il n’y aura pas un processus électoral consensuel au Togo, il y aura toujours de contestation et cela peut durer des années.

Pour les prochaines manifestation, l’ancien député indique que tant que les interdiction et les changements d’itinéraires ne se feront pas en respect la loi, la coalition ne va pas se plier au diktat du gouvernement.

A en croire cet acteur politique, il n’y a pas de motivation sécuritaire lorsqu’on dévie l’itinéraire des manifestations en disant qu’elles gênent les activités économiques des riverains.

 » Lorsqu’on dit qu’on ne peut pas manifester dans toutes les villes parce qu’on ne dispose pas des forces de sécurité suffisantes, c’est un argument fallacieux « , a-t-il déclaré.

Pour rappel, la coalition des 14 partis politiques de l’opposition organise le samedi 26 janvier les manifestations de rue à Lomé et à l’intérieur du pays pour réclamer l’adoption des réformes constitutionnelles et protester contre les dernières élections législatives.

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