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Une réunion régionale du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent

se tient depuis mardi à Lomé. Ouverte par Kossi Tofio, Directeur de cabinet du ministère de l’économie et des finances, la rencontre vise à rassembler les chefs et responsables de la conformité des différentes institutions financières, des entreprises de profession non financière désignées, des autorités compétentes des 15 Etats membres de la CEDEAO autour d’une commune contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

« Pendant quatre (4) jours que vont durer la rencontre, nous allons nous plancher sur les recommandations du Groupe d’action financière (GAFI) qui est l’organe faîtière dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Nous aborderons également les obligations de toutes les entités ici présentes et plancherons sur la question de l’évaluation nationale des risques sur les questions émergentes de la

ans son mot d’ouverture de cette rencontre, le directeur de cabinet du ministre togolais de l’économie et des finances, Kossi Tofio, a dressé un constat sans complaisance de la situation dans ce domaine dans les pays membres de la CEDEAO. Selon lui, à l’instar de tous les pays de la sous-région, le gouvernement togolais a mis en place un dispositif ‘robuste’ de lutte contre ces fléaux.

Cependant, a-t-il souligné, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ne constituent pas une criminalité ‘ordinaire’ mais une criminalité ‘insidieuse’ dont la lutte nécessite un mécanisme particulier.

En dépit de l’existence des textes législatifs et réglementaires dans tous les pays, a-t-il relevé, leur application, notamment de respect des obligations imposées aux acteurs, n’est pas toujours effective. Il y a une insuffisance de collaboration entre les acteurs et une faible coordination de la lutte qui ne disent pas leur nom.

« Ces manquements constituent un défi majeur pour les dispositifs de lutte mis en place dans la sous-région », a-t-il lancé, ajoutant que cet atelier revêt une importance capitale dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement de capitaux dans la sous-région ouest africaine.

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