L’ONG ENV et la LTCC partent en guerre contre le cancer de sein

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La 10e édition de la célébration du mois du cancer du sein au Togo dénommée « Octobre rose » a été lancée ce mercredi à Lomé. Initiée par l’ONG « Espérance et Vie Nouvelle » (EVN) et la Ligue Togo Contre le Cancer (LTCC), cette célébration sera marquée le samedi prochain par une caravane de sensibilisation sur la prévention du cancer du sein à travers la ville de Lomé et plusieurs autres activités qui s’étendront sur tout le mois d’octobre.

Docteur Ami Nono Nyame, gynécologue obstétricienne, énumère les causes de cette maladie qui occasionne aujourd’hui beaucoup de pertes en vies humaines.

« Le nombre du cancer du sein augmente de plus en plus au Togo. Mais on n’a pas encore de registre en tant que tel qui nous donne le pourcentage exact sur tout le Togo. Le cancer du sein n’est pas une maladie transmissible. Mais il y a des facteurs qui les favorisent et que si vous les avez vite détecté, vous pouvez l’éviter. Par exemple, la première des choses qui touche la femme elle-même, c’est que nous avons deux hormones qui sont secrétés par notre propre corps et qui l’agresse paradoxalement. Si cette période est trop longue, vous avez un risque plus élevé pour avoir la maladie. Il y a aussi la puberté précoce et la ménopause tardive. La femme qui n’a jamais fait d’enfants et qui n’a pas eu de pause dans la sécrétion de ces deux hormones, a un risque élevé que celle qui a fait d’enfants. Il y a aussi des nodules que si vous les avez, il faut que vous surveillez vos seins comme du lait sur le feu car vous avez plus de risque d’avoir le cancer. En dehors de ça, l’hérédité familiale et l’embonpoint sont également des facteurs de risque. Si vous restez trop longtemps assis sans bouger, si vous fumez et buvez beaucoup et si vous mangez trop gras, vous avez une forte chance d’avoir le cancer du sein », a-t-elle indiqué.

Mais le cancer peut être guéri facilement lorsqu’il est détecté tôt et traité tôt.

« Ce que je demanderai à nos mamans et sœurs, c’est faire périodiquement une auto-examination de leurs seins le troisième jour après leur menstruation en les palpant. Si elles découvrent une boule ou trouvent un liquide qui sort en pressant le mamelon, il faut qu’elles se rendent rapidement à l’hôpital pour se faire dépisté parce qu’un cancer qui est vite détecté et traité tôt à 100% de guérison. Mais si on attend trop longtemps et la maladie évolue avant la prise en charge, d’abord c’est plus cher et on n’est sûr de guérir complètement », a-t-elle prévenu.

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