La 5e réunion du CAR planche sur les projets de l’Alliance Smart Africa à Lomé

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La cinquième réunion du Conseil Africain des Régulateurs (CAR) se tient depuis ce mercredi à Lomé. Organisée pour deux jours par l’Autorité de Réglementation des Secteurs des Postes et de Télécommunications (ARTP) avec l’appui du ministère des postes et de l’économie numérique, cette réunion du CAR qui est l’organe technique de l’Alliance Smart Africa, permettra de faire le point sur ses différents projets. Il s’agit entre autres de mettre les Technologies de l’information et de la communication (TIC) au centre des programmes nationaux de développement socio-économique ; améliorer l’accessibilité des TIC aux populations, en particulier le haut débit Internet ; améliorer la responsabilisation, l’effectivité et l’ouverture à travers les TIC et s’appuyer sur les TIC pour le développement.

Selon Cina Lawson, ministre des postes et de l’économie numérique, le Conseil Africain des Régulateurs est un maillon incontournable et la pierre angulaire dans le bon fonctionnement de l’Alliance Smart Africa qui vise à transformer l’Afrique en un marché unique à travers la technologie numérique.

« C’est un projet ambitieux qui entend faire l’Afrique, une et que la communication en son sein circule dans un ensemble. Pour y arriver, il faut plusieurs éléments notamment, améliorer la réglementation, l’harmoniser, mettre en place une chambre de compensation unique et réfléchir aux services qui pourraient être mis en œuvre sur le continent. C’est un projet qui est en lien avec les accords du libre-échange que nos Etats ont signé récemment et qui voudraient que les communications électroniques et le numérique jouent leur partition dans l’intégration africaine », a laissé entendre Cina Lawson.

Pour sa part, Léne Mombo, président du CAR, a indiqué que le CAR a pour objectif de continuer ce qui est commencé par rapport aux autres derniers conseils c’est-à-dire la mise en place d’une interconnexion continentale au niveau de la téléphonie mobile et de la téléphonie fixe pour faire en sorte que nos appels ne transiteraient par d’autres pays, mais transiteraient essentiellement au niveau de l’Afrique.

A l’issue des deux jours de travaux les participants auront à proposer des orientations et des pistes innovantes au Comité de pilotage en vue de booster l’implémentation des projets de l’Alliance Smart Africa.

Notons que l’Alliance Smart Africa a été lancée lors du sommet Transform Africa en 2013 par sept Chefs d’Etats africains pour transformer l’Afrique en un marché unique à travers la technologie numérique. Elle a été approuvée par l’ensemble des dirigeants africains lors du 22e sommet de l’Union Africaine en 2014 à Addis-Abeba. Dans son fonctionnement, elle s’est dotée le 9 mai 2017 à Kigali au Rwanda, en marge du sommet Transform Africa, d’un organe technique regroupant tous les pays membres, dénommés Conseil Africain des Régulateurs. Celui-ci est un organe continental à vocation consultative qui regroupe l’ensemble des Autorités ou       Agences de Régulation du secteur des Télécommunications des pays africains, la mission est de stimuler la révolution technologique sur le continent et de créer un marché unique commun. L’Alliance Smart Africa compte à ce jour 24 pays membres.

Max D.

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