Célébration ce mardi de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose

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La drépanocytose est une maladie qui touche 50 millions de personnes dans  le monde. Au Togo la maladie affecte 4% de la population selon une étude réalisée en 2015. C’est une anomalie héréditaire qui touche l’hémoglobine, un contenant des globules rouges contenus dans le sang. C’est la maladie la plus répandue parmi les maladies héréditaires en Afrique. Elle peut être grave parce que souvent associée à des douleurs, à des complications d’ordre infectieuses. La personne qui est drépanocytaire est plus en même de faire plus d’infections que d’autres. Afin de réduire l’ampleur du mal, la communauté internationale a retenu le 19 juin comme Journée mondiale pour le  combattre à travers des sensibilisations, des séances foraines de dépistages etc.

Dans le cadre de cette journée mondiale de lutte contre la drépanocytose célébrée ce mardi 19 juin au Togo, nous avons approché Mme Wembo Halatoko, médecin biologiste, chef laboratoire biochimie à l’Institut national d’hygiène (INH) et Mme Grâce Koudzu, Présidente de l’Association Drépano Solidaire qui nous ont donné plus d’informations sur la maladie.

Selon Mme Halatoko, la drépanocytose est l’une des maladies héréditaires les plus répandues en Afrique. « C’est une maladie qui n’est malheureusement pas bien prise en charge dans nos pays par manque des infrastructures. Mais fort heureusement au Togo, les moyens deviennent de plus en plus concrets avec la mise en place du programme national de lutte contre la drépanocytose et du centre national de prise en charge de la drépanocytose. Donc l’Institut national d’hygiène, étant le laboratoire national de santé publique, œuvre aux côtés de ces institutions pour lutter contre cette maladie », a-t-elle indiqué.

Pour Mme Grâce Koudzu, qui est elle-même drépanocytaire, la drépanocytose est une maladie qui se manifeste par des douleurs dans le corps. « Nous disons aux gens que nous sensibilisons que pour éviter la drépanocytose, il faudrait que chaque personne connaisse son statut hémoglobinique parce que nos parents dans le temps, ne connaissaient pas cette maladie et ils ont fait des enfants drépanocytaires. Donc pour la génération actuelle, pour éviter que d’autres enfants ne souffrent comme nous, il faut impérativement que chacun se fasse dépister et connaitre son statut qui le guidera dans le choix de son conjoint. Les personnes porteuses du gène de la maladie ne doivent pas se mettre se marier. L’important c’est de sensibiliser les jeunes qu’il ne faut pas se mettre ensemble entre porteurs de gène si votre dépistage révèle que vous avez un gène malade. Même si vous vous dites que vous vous aimez, nous trouvons que c’est criminel de rentrer dans une telle relation et de faire des enfants malades », a-t-elle conseillé.

Selon elle, ce n’est pas facile de vivre avec la drépanocytose, mais l’on peut vivre avec si l’on connait bien la maladie et se fait prendre en charge régulièrement. « Vivre avec la maladie, c’est le parcours du combattant, mais par la grâce de Dieu et le suivi médical régulier, les choses sont faciles pour ceux qui ont été pris précocement en charge. C’est pour cela que nous militons pour que tous les drépanocytaires qui sont encore à la maison et qui ne se font pas suivre, viennent et nous leur disons qu’il y a une unité de prise en charge au CHU Campus de Lomé et aussi au CHU Sylvanus Olympio. Nous y avons également une unité d’hématologie clinique et une unité de pédiatrie. C’est seul la prise en charge médicale qui permet au drépanocytaire de bien vivre avec maladie », a laissé entendre Mme Koudzu.

A l’en croire, l’Association Drépano Solidaire mène beaucoup d’actions dans le sens de la lutte contre la maladie au Togo.

« Nous menons beaucoup d’actions en faveur de la contre la maladie. Nous venons en appui aux unités de prise en charge de la drépanocytose. Nous sensibilisons et éduquons les patients pour qu’ils puissent mieux connaitre la maladie et bien vivre avec parce qu’accepter et connaitre sa maladie fait que même si on vous dit vous n’allez pas en guérir, vous savez comment la gérer et vivre avec. Nous sensibilisons plus la population jeune pour éviter de nouvelles naissances d’enfants drépanocytaires. », a-t-elle conclu.

La rédaction

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