Rapport FMI : Le Togo a connu une croissance stable en 2016, mais doit redoubler d’effort

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Le Togo a enregistré une croissance stable depuis 2016, mais il faudra encore redoubler d’effort. C’est ce qu’on retenir du dernier rapport annuel sur les perspectives économiques en Afrique Sub-saharienne publié par le Fons monétaire international (FMI). Ce rapport fait état d’une accélération de la croissance dans 2/3 des pays. De son côté, le Togo a enregistré depuis 2016 une croissance qu’il faudra encore élever.

Selon Dr Sampawende Jules Tapsoba, Représentant résident du FMI au Togo, le rapport 2018 du FMI sur les perspectives économiques en Afrique Sub-saharienne souligne que la période d’augmentation constante des revenus dans la zone s’est interrompue à la suite de l’important choc externe pour les pays exportateurs des produits de base. « Dans les pays africains, depuis 2016, la croissance a repris, seulement qu’elle est timide en ce qu’on ne rattrape pas le niveau d’antan autour 2013. C’est tiré par premièrement par la croissance mondiale, deuxièmement par le prix des matières premières et en même temps par l’endettement externe que beaucoup d’Etats ont la capacité d’aller chercher les devises à l’extérieur. La croissance n’est pas encore suffisante pour tirer tout le monde de la pauvreté et en même temps aux facteurs de risques qui sont liés à ceux externes et internes tels que la mise en place d’assainissement des finances publiques », a-t-il indiqué.

« Pour ce qui concerne le Togo,  depuis 2013, le pays a connu une bonne performance en termes de croissance. Lorsqu’on regarde, on est autour de 5%. Cela est remarquable et soutenu par le secteur public. Beaucoup d’investissement et de dépenses de la commande publique qui ont soutenu la croissance. Maintenant le challenge, c’est de voir comment l’investissement pouvait prendre le relai pour qu’à moyen terme on puisse retrouver la croissance d’antan », a-t-il vivement souhaité.

Dans la zone UEMOA, l’activité économique est restée soutenue mais les déséquilibres internes et externes se sont creusés. Le Togo, quant à lui, a connu une croissance stable en 2016, mais l’activité économique a connu une baisse au cours de l’année suivante (2017). L’objectif prioritaire de la publication de ce rapport est de rendre l’investissement efficace et l’économie togolaise plus compétitive.

Pour Kossi Assimaidou, ministre de la planification et du développement, le gouvernement ne ménagera aucun effort pour que le Togo puisse améliorer davantage sa croissance et rendre son économie beaucoup plus compétitive.

 « L’édition des perspectives montre la voie à suivre pour faire face à ces défis. En tant qu’acteurs économiques, cela exige de leur part la définition de stratégies audacieuses et des réformes à mettre en œuvre capables d’accélérer la croissance et la transformation de nos économies afin de saisir de nouvelles opportunités de réaliser le bien-être de nos populations et promouvoir le développement durable. Pour rappel, le Togo ne reste pas les bras croisés, mais il améliore chaque fois la performance dans le domaine du climat des affaires et renforce au même moment son réseau dans le secteur des infrastructures. L’activité économique a connu une certaine baisse au cours de l’année 2017 en raison des manifestations socio-politiques et selon les dernières estimations, la croissance économique a enregistré une détérioration suite au ralentissement des activités du secteur tertiaire qui sont les plus affectées. La croissance atteindra néanmoins 4,7% cette année et 4,16% au cours de l’année 2019. Le gouvernement reste donc déterminé malgré les défis, à poursuivre les efforts qu’il faut pour le redressement de l’économie. Dans ce sens, sous la haute autorité du chef de l’Etat, le gouvernement poursuivra sans relâche et approfondira l’assainissement des finances publiques et surtout la mise en œuvre des réformes afin de parvenir à une croissance encore plus durable », a-t-il promis.

Notons qu’il a été proposé entre autres au Togo, l’intégration commerciale plus poussée, la réduction des vulnérabilités liées à la dette, le soutien au secteur privé et le maintien de la stabilité macroéconomique afin de relever la croissance à moyen terme.

La rédaction

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