La coalition maintient les marches des 7 et 9 juin et appelle à une opération ‘’Togo mort’’ le 18 juin

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La nouvelle série des manifestations pacifiques de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition prévues à partir de ce mercredi, n’a pu avoir lieu. Elle a été empêchée dans à Lomé et dans plusieurs localités à l’intérieur du pays par d’importants dispositifs sécuritaires. Seules, les villes d’Anié et de Tchamba ont connu des manifestations. C’est du moins ce qu’a fait savoir les organisateurs face à la presse en fin de journée.

Selon Brigitte Adjamagbo, le bilan de ce premier des trois jours de manifestations est mitigé dans la mesure où malgré l’arsenal répressif les populations togolaises ont pu manifester dans deux villes notamment à Anié et à Tchamba. « A Lomé, le dispositif de répression a été mis en place tôt ce matin. Déjà hier, alors qu’une caravane annonçait les manifestations, on a l’a empêchée de progresser à coup de gaz lacrymogène. Ce qui a amené les populations à réagir. A Kpalimé, nous n’avons pas compris pourquoi on peut nous empêcher de manifester puisque que nos responsables étaient allés rencontrer le préfet pour faire les formalités d’usage. Il leur a répondu qu’ils étaient forclos ; ce qui est totalement erroné dans la mesure où nous avons bien déposé dans les meilleurs délais une lettre d’information pour nos manifestations nationales qui devraient se tenir dans toutes les localités et nous avons obtenu la réponse du ministre de l’administration territoriale qui n’a fait aucune objection pour les manifestations à Kpalimé. Alors on voit bien comment le Togo fonctionne, la manifestation a été étouffée dans l’œuf », a-t-elle indiqué.

Rappelons que c’est la question d’itinéraires qui était au cœur du bras de fer entre le gouvernement et l’opposition. Pour Ouro Djkpa Tchatikpi, Conseil spécial du président du PNP, la loi du 16 mai 2011 n’autorise pas le gouvernement d’imposer des itinéraires à l’opposition.

« En nous référent à la loi du 16 mai 2011 fixant conditions d’organisations des manifestations pacifiques publiques, le ministre n’a le droit de nous imposer ses itinéraires. Lorsqu’il argumente que c’est parce que les riverains protestent que leurs affaires ne marchent plus comme cela se doit, là où il nous amène, est-ce que là-bas, il n’y a pas des gens qui font des affaires ? Si aujourd’hui, nous acceptons d’aller vers Bè Kpota et après les riverains de là aussi commencent à protester, il va nous amener à Avépozo, est-ce que nous devons respecter cela ? Après Avépozo, il nous amène à Aného, voilà où réside le problème. Il n’a pas le droit de nous imposer d’itinéraires selon la loi du 16 mai 2011. Raison pour laquelle, la coalition des 14 s’oppose et va toujours s’opposer à cette imposition de la part du ministre de l’administration territoriale », a-t-il martelé.

La coalition est plus que jamais déterminée à maintenir la pression sur le gouvernement. En déhors du maintien de son appel à manifester les deux jours restants notamment les 7 et 9 juin, elle appelle les togolais à observer l’opération « Togo mort », le lundi 18 juin prochain.

«  Le mot d’ordre de manifestation est maintenue pour le jeudi 7 et samedi 9 juin et de plus, nous les appelons en signe de contestation, toute la population togolaise sur toute l’étendue du territoire à se préparer pour  observer un mot d’ordre de « Togo mort », le lundi 18 juin 2018 », a laissé entendre Mme Adjamagbo.

Jusqu’à quand ce bras de fer va-t-il se poursuivre entre le pouvoir et l’opposition ? Que les deux parties mettent un peu d’eau dans leur vin et dialoguer sincèrement pour trouver au plus vite une solution définitive à cette crise.

La rédaction

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