Atchadam : ‘Nous faisons confiance à la médiation de la CEDEAO pour dire la vérité à Gnassingbé’

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Le président du Parti National Panafricain (PNP), Tikpi Atchadam, s’est une fois encore adressé au peuple togolais, au président Faure Gnassingbé et aussi aux facilitateurx du dialogue inter-togolais officiellement investis lors du dernier sommet extraordinaire de la CEDEAO, depuis la terre ghanéenne où il réside, comme il a l’habitude de le faire à l’orée de nouvelles manifestations de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition.

Dans son message, l’homme qui a su donner un nouveau souffle à l’opposition togolaise par des manifestations du 19 août 2017, dit faire confiance à la nouvelle médiation officiellement mise en place par la CEDEAO pour dire la vérité au président Faure Gnassingbé de ne plus se représenter pour un quatrième mandat.

« Le Togo a besoin de quelqu’un, qu’il soit un médiateur ou un facilitateur pour dire la vérité à Faure Gnassingbé. Pour cela, nous faisons confiance à la CEDEAO et la nouvelle médiation officiellement mise en place. Le peuple togolais a pris acte et qu’un 4ème mandat à partir de 2020 est un désir à refouler », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, le guerrier de Tchaoudjo demande au président Faure Gnassingbé de terminer tranquillement son mandat actuel et accepter de ne plus se représenter pour un quatrième mandat afin de sortir par la grande porte.

« Terminer tranquillement votre mandat actuel car un mandat de trop relève d’un défi insurmontable. Cependant, vous pouvez sortir par la porte avec un statut d’un ancien président de la République. Heureusement, l’opposition ne s’y oppose pas, le peuple togolais ne s’y opposera pas, car c’est un peuple pacifique et tolérant. Ceux qui viennent vous répéter, ça va aller, nous sommes à vos côtés, vous pouvez nous faire confiance ne veulent pas votre bien », a-t-il conseillé.

Pour les manifestations des 25, 26 et 28 avril prochains, M. Atchadam demande aux citoyens des villes assiégés notamment Mango, Sokodé, Kara et Bafilo d’observer le programme suivant: 27 avril : prière et recueillement et 28 avril : ville morte.

Cette sortie a également permis au fils de Kparatao de dresser le bilan des manifestations depuis le 19 août 2017.

Selon lui, on compte aujourd’hui plus de morts et des blessés parmi lesquels, des handicapés à vie, plus refugiés, de détenus surtout lors des récentes arrestations par centaine de citoyens togolais et africains notamment dans le quartier Agoè Zongo.

« Les violations des droits de l’homme sont de plus en plus quotidiennes et massives. Il y a également des villes assiégés qui sont Mango, Kara, Bafilo et Sokodé. Dans ces conditions, les familles inquiètes nous demandent si ces détenus sont encore vivants. Tout ceci parce que les citoyens ont exercé un droit, une liberté fondamentale garantie par la constitution, la liberté de manifestation », a-t-il déploré.

La rédaction

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