Togo : Les acteurs des SFD renforcent leurs capacités sur la gouvernance de leurs institutions

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Une quarantaine d’acteurs des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) de la ville de Lomé sont depuis ce lundi 23 avril jusqu’à mercredi prochain à Lomé à un atelier de renforcement des capacités sur la gouvernance des institutions de micro finances.

Initiée par le Direction de la promotion de la finance inclusive (DPFI) avec l’appui du Secrétariat d’Etat à la Présidence de la République chargé de l’inclusion financière et du secteur informel et le ministère de l’économie et des finances, cette rencontre vise à corriger les insuffisances constatées au niveau de la gouvernance des institutions des SFD dont la mission est de rapprocher le microcrédit des groupes vulnérables.

Selon Folitsè Komla Gati, le présent atelier s’inscrit dans le cadre de l’engagement du Secrétariat d’Etat chargé de l’inclusion financière et du secteur informel à accompagner le secteur de la microfinance, vecteur de l’inclusion financière afin qu’elle puisse rendre efficacement service à la population.

« Cette formation sur la gouvernance des  SFD est l’une des étapes et a pour objectif de faire disposer des institutions fortes et professionnelles qui seront capables de rendre service à la population. Il y aura d’autres étapes qui viendront et nous aurons une synergie avec le ministère de l’économie et des finances qui a pour rôle de surveiller et de contrôler le secteur. De son contrôle, sortent des recommandations que les institutions de microfinaces sont tenues de mettre en œuvre. Nous veillons dans le cadre de l’accompagnement actuel que ces institutions de microfinances puissent effectivement mettre en œuvre ces recommandations parce que c’est pour corriger les dysfonctionnements qu’elles ont été émises et lorsqu’on les corrigerait, on rendra les institutions fortes et professionnelles pour qu’elles continuent par servir la population en matière de service financier », a laissé entendre M. Gati.

Pour sa part, la formatrice Baya Litaaba-Kassou, Coordonnateur de la CASI-MEC, a laissé entendre que les contrôles habituels de la Cellule d’Appui et de Suivi des Institutions Mutualisées ou coopératives d’Epargne et de Crédit (CAS-IMEC) font relever des constats négatifs dans la gestion des SFD qu’ils sont tenus de corriger. « Le ministère de l’économie et des finances a pour rôle le contrôle du secteur afin de rendre viables et solvables les SFD et le Secrétariat d’Etat chargé de l’inclusion financière et du secteur informel, celui de la promotion de l’inclusion financière. Les deux ministères travaillent en synergie pour que les SFD qui doivent œuvrer pour le développement économique à travers la microfinance, puissent jouer pleinement leurs rôles. Et pour cette synergie, nous nous effectuons des contrôles qui portent sur le volet gouvernance, gestion de crédit, comptabilité budget et finance, informatique, contrôle interne. Nous avons senti que les diligences accomplies par les SFD au niveau de la gouvernance et des autres aspects posent problème parce qu’en les mettant en œuvre, les SFD deviennent performants. Au niveau des deux ministères, nous nous sommes dits autant renforcer les capacités des acteurs des SFD, les membres des organes, les dirigeants pour qu’ils puissent comprendre l’importance des recommandations faites au cours des supervisions, leur expliquer le rôle de chacun, ce qu’on attend par gouvernance dans un SFD. En somme, cette rencontre aidera les SFD à développer une gestion optimale des affaires, et de ce fait, se hisser au professionnalisme », a indiqué Mme Litaaba-Kassou.

« La gouvernance dans un SFD part du statut juridique de chaque entité notamment les associations, les coopératives, les mutuelles, les sociétés anonymes, les sociétés à responsabilité illimitées autrement dit c’est la forme juridique qui détermine le mode de prise de décision. Les institutions des SFD sont composées des organes notamment l’assemblée générale, le conseil d’administration, le conseil de surveillance, le comité de crédit etc. Il s’avère indispensable que chaque organe joue pleinement son rôle pour un bon fonctionnement des structures. Cette formation est l’occasion d’expliquer aux participants l’importance des recommandations liés à l’amélioration de la gouvernance au sein de leurs différentes structures », a conclu Mme Litaaba-Kassou.

Pendant ces trois jours de travaux, les Conseils d’Administration, les comités de crédit, les comités de surveillance ainsi que la Direction générale des Systèmes Financiers Décentralisés verront donc leurs capacités renforcer sur leur rôle dans la gestion de leur institution en se focalisant sur les manquements relevés par les inspections de la Cellule d’Appui et de Suivi des Institutions Mutualisées ou coopératives d’Epargne et de Crédit (CAS-IMEC).

Max D.

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