Togo : L’opposition dresse le bilan des dernières manifestations et projette des nouvelles

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Les manifestations des 11, 12 et 14 avril derniers ont occasionné un mort, 174 blessés, 253 arrestations, dont le secrétaire préfectoral du PNP et des dégâts matériels.

C’est que nous apprend la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise au cours d’une conférence de presse qu’elle a organisée ce mercredi à Lomé pour faire le bilan de ces dernières manifestations.

Selon ce regroupement de partis politiques de l’opposition togolaise, lors des manifestations des 11, 12 et 14 avril derniers, ce sont les localités comme Djarkpanga, Kpalimé, Kparatao, Sokodé et Lomé où les manifestants ont été violemment réprimés par les forces de l’ordre et de sécurité.

« Au total, ces trois jours de manifestation que le régime a tenté d’étouffer dans l’œuf affichent un bilan lourd : un mort, 174 blessés dont 92 dans un état grave parmi lesquels des femmes et des enfants, 253 arrestations dont 227 libérés à ce jour, le reste soit 26 personnes détenues à la prison civile de Lomé et une personne à Kpalimé notamment le secrétaire préfectoral du Parti National Panafricain (PNP). Des dégâts matériels importants sur les biens des populations ont été signalés », a indiqué Pascal Adoko, secrétaire général adjoint de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA).

Brigitte Adjamagbo Johnson et sa suite ont condamné avec la dernière rigueur ce qu’elles qualifient d’un  «  gangstérisme d’Etat du pouvoir RPT/UNIR » qui s’est servi des forces de l’ordre et de sécurité censées être républicaines pour réprimer à coups de gaz lacrymogène et de caoutchouc les citoyens qui veulent exprimer leur droit constitutionnel.

Dans la foulée, la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise programme de nouvelles manifestations sur la semaine prochaine.

«Une note d’information est déjà adressée au ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales pour les prochaines manifestations prévues pour la semaine prochaine. Le peuple n’acceptera jamais de se voir déposséder de son droit constitutionnel de manifester », a laissé entendre M. Adoko.

Le chef de file de l’opposition Jean-Pierre Fabre a également saisi cette occasion pour lever l’équivoque sur son passage le soir du 14 avril dernier à l’hôtel 2 février où les chefs d’Etats et de gouvernement ont tenu le sommet extraordinaire de la CEDEAO. Selon lui, c’est sur invitation du ministre de la sécurité ghanéen, Albert Kan-Daapah qu’il s’est rendu sur les lieux pour discuter avec lui. « Ceux qui disent tout le temps que c’est Jean-Pierre Fabre qui trahit le peuple, attendront vainement. Ils n’auront jamais ce qu’ils veulent », a-t-t-il déclaré.

Max D.

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