Togo Debout demande que le Prof. David Dosseh soit immédiatement relaxé

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Le front citoyen Togo Debout demande la libération immédiate et sans condition de son porte-parole, le professeur David Dosseh et d’un autre membre, le secrétaire général de la Fédération des Travailleurs de Bois et de Construction (FTBC), Antoine Gbandou, arrêtés sur les lieux de meeting d’information qu’ils ont prévu ce samedi en face du Grand Collège du Plateau de Lomé et que les autorités ont interdits en se référant communiqué signé par les parties prenantes au dialogue et qui stipule que toute manifestation publique doit être suspendue lors des pourparlers.

C’était au cours d’une conférence organisée par le bureau de ce regroupement des Organisations de la société civile (OSC) juste après l’arrestation de leurs collègues. Dans un communiqué de presse rendu public, il indique que ces deniers ont été interpellés pour le fait qu’ils ont porté un T-shirt à l’effigie du front citoyen Togo Debout.

Par ailleurs, le Front invite à la population togolaise de rester mobilisée pour des actions futures en vue de protester contre les intimidations, la persécution, l’acharnement et le harcèlement dont font l’objet les leaders des OSC.

Lire l’intégralité du communiqué de presse !

Le samedi, 07 avril 2018, les responsables du Front Citoyen Togo Debout étaient sur les lieux à Casablanca en face du grand Collège du Plateau où ils avaient projeté un meeting d’information, de veille citoyenne et d’exhortation républicaine.
Alors que le FCTD avait déféré à toutes les formalités administratives prévues par la loi du 16 mai 2011 portant liberté de réunion et de manifestations pacifiques publiques, un arrêté du Président de la délégation spéciale de la commune de Lomé leur a été signifié tard dans la soirée du 6 avril 2018 , c’est-à-dire la veille même de la manifestation et ce en violation des dispositions de la loi portant liberté de réunion et de manifestation qui prescrit que toute interdiction d’une manifestation doit intervenir 72 heures avant sa tenue.
Il en découle que même si le FCTD déférait à une telle interdiction irrégulière, il était nécessaire que les responsables du FCTD se dépêchent sur les lieux en vue d’informer la population participant au meeting de ladite interdiction.
Mais force est de constater que dès que certains responsables et membres du FCTD sont arrivés sur les lieux, ils ont été automatiquement interpellés par les forces de l’ordre et de sécurité présents et ceci en dehors de tout attroupement et en l’absence d’indice attestant la tenue effective du meeting.
C’est le cas du 1er porte-parole du FCTD, le Professeur David Ekoue DOSSEH et d’un membre Antoine GBANDJOU interpellés pour la simple raison qu’ils portaient un T-shirt à l’effigie du FCTD et conduits vers une destination jusqu’alors inconnue.
L’habit serait-il devenu un élément constitutif d’une infraction ? Porter un T-shirt à l’effigie TOGO DEBOUT serait-il une menace à l’ordre public ? Comment pourraient – ils se faire distinguer en dehors du T-shirt TOGO DEBOUT ?
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Quelques instants après, les forces de l’ordre et de sécurité ont dispersé à coup de gaz lacrymogène les premiers arrivants.
Nous condamnons avec la dernière rigueur ce comportement rétrograde, arbitraire, liberticide et d’un autre âge. Le FCTD s’insurge contre le fait que certains citoyens togolais, affiliés au parti au pouvoir continuent à jouir de leurs droits alors que d’autres citoyens en sont privés, cet état de fait met gravement en péril la concorde nationale.
Nous exigeons la libération sans conditions de nos membres.
Nous demandons à toute la population togolaise de rester mobiliser et prête pour des actions dans un proche avenir.
Togo Debout, luttons sans défaillance !
Fait à Lomé, le 7 avril 2018
Pour le Front Citoyen « TOGO DEBOUT »,
Me Raphaël N. KPANDE-ADZARE

La rédaction

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