Interview de Mme Brigitte EKUE, Présidente de l’Association Colombe Verte Internationale (CVI)

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Nombreuses sont les associations qui œuvrent pour l’épanouissement des enfants et des jeunes. Parmi celles-ci, se trouve l’Association Colombe Verte Internationale qui se démarque des autres par la diversité de ses actions en faveur de sa cible. Approché par votre journal en ligne, togoenlive, la présidente Mme Brigitte Ekoué a témoigné son attachement à la cause de la jeunesse qui constitue l’avenir de tout pays.

Lire l’intégralité de l’entretien !

Bonjour Mme Brigitte EKUE : Présentez-vous et votre association !

Je m’appelle Mme Brigitte EKUE, togolaise résidente en France. Je suis présidente de l’Association Colombe Verte Internationale (CVI) qui est créée en 2011 en France et l’année suivante au Togo.

L’Association Colombe Vert Internationale est une association à but non lucratif créée sous la loi 1901. Elle a pour objectif de lutter contre les maux qui entravent l’épanouissement de la jeunesse notamment la traite et le travail des enfants, la faim, la misère sur toutes ses formes, le VIH/SIDA, la discrimination des personnes vivants avec le VIH/SIDA, la violence dans les écoles à travers les séances de sensibilisations, d’échanges socio-culturelles et éducatives entre les jeunes de la France et d’Afrique. Aussi promeut-elle l’intégration, l’épanouissement de la femme immigrée car femme épanouie égal famille
heureuse. Elle procède également aux sensibilisons des jeunes d’Afrique contre l’immigration dangereuse dite clandestine, et la déforestation.

Qu’est ce qui vous a motivé à créer cette association ?

Tout est parti d’un dégoût, d’une colère en ce qui concerne la violence et la discrimination faite aux jeunes sur le plan académique, une situation beaucoup plus récurrente en France et pour laquelle je me suis dit que je ne peux pas rester les bras croisés.

Au début de la création de l’association en 2011, j’allais vers les jeunes des cités en France et ceux en établissements scolaires pour s’enquérir de leurs problèmes et préoccupations. Pour eux, pour avoir des autorisations auprès des institutions académiques, c’est la croix et la bannière en France.

Après j’ai eu l’idée de faire le lien entre la France et mon pays le Togo car il s’est fait que pour que l’association puisse travailler au Togo, il va falloir y créer une autre branche. C’est ainsi que nous avons créé la branche Togo de l’Association Colombe Verte Internationale Togo en 2012.

Quelles sont les activités à mettre à l’actif de votre association à ce jour ?

Avec mon équipe, nous procédons à des séances de sensibilisation des jeunes sur le VIH/SIDA car nous nous sommes rendus compte qu’aujourd’hui, l’une des causes de la mortalité juvénile, c’est le SIDA et surtout la discrimination des personnes atteintes de cette maladie.

Nous organisons avec notre partenaire Alter Santé basée en France, des campagnes de dépistages gratuits à l’intention des jeunes afin que les jeunes puissent connaître leur statut sérologique et savoir comment mener dorénavant leur vie. Bref, nous avons eu à mener plusieurs activités en faveur de l’épanouissement de la jeunesse en France et au Togo.

Pouvez-vous nous parler un peu de vos relations avec le Collectif des Jeunes pour le Développement (CJD) ?

Le Collectif des Jeunes pour le Développement et l’Association Colombe Verte Internationale sont des partenaires qui ont un objectif commun, celui d’œuvrer pour l’épanouissement de la jeunesse. Depuis la France, je suis de prêt les activités du CJD que j’appréciais beaucoup. J’aime toute organisation qui se bat pour la jeunesse car elle constitue l’avenir de tout pays. C’est ce qui m’a amené à approcher les responsables et à l’issue de nos échanges un partenariat a été noué. Nous mettons ensemble nos efforts pour la cause de la jeunesse togolaise. C’est donc un partenariat gagnant-gagnant qui nous lie.

Quel regard portez-vous sur la situation sociopolitique qui prévaut au Togo depuis le mois d’août dernier et le dialogue inter-togolais démarré le 19 février dernier ?

C’est déplorable tout ce qui s’est passé au Togo depuis le 19 août dernier avec des manifestations récurrentes de l’opposition qui ont occasionné des pertes en vies humaines, des blessés, des arrestations, des dégâts matériels et des pertes énormes sur le plan économique. C’est dommage que nous soyons arrivés là.

En ce qui concerne le dialogue dans lequel pouvoir et opposition sont engagés, il faut une compréhension mutuelle, l’amour mutuel sans lequel les deux parties ne pourront pas s’entendre pour une sortie de la crise apaisée. Nous devons dépasser nos égos et penser à la souffrance du peuple et à la jeunesse. C’est ce prix que nous pouvons y arriver.

Quels mots avez-vous à l’endroit de la jeunesse ?

Je dis à l’ensemble de la jeunesse togolaise de se battre car la vie n’est pas facile. J’entends les gens dire que c’est à cause de la politique, certains ont vu leurs conditions s’améliorer et d’autres non ; ce n’est toujours vrai. La jeunesse togolaise a tendance à penser qu’il faut rester les bras croisés et attendre tout du ciel. Les plus grands riches de ce monde se sont levés tôt. On ne peut en aucun cas devenir riche, avoir ce que l’on veut sans travailler. Tout se gagne à la sueur de son front.

Votre mot de fin!

J’implore le tout puissant et les mannes de nos ancêtres afin qu’ils puissent écouter nos prières et calmer la situation pour que nous puissions avancer main dans la main. Nous sommes les enfants de la même mère, qui est notre patrie le Togo. Alors, il ne faudrait pas que la politique puisse nous diviser. Je voudrais que nous ayons une divergence politique mais qu’elle ne nous écarte pas de l’essentiel, comment faire pour développer de notre cher pays le Togo.

Pour finir, je voudrais demander aux bonnes volontés d’apporter leurs soutiens tant matériels et financiers à notre association pour le bonheur de la jeunesse.

                                         Propos recueillis par la Rédaction

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