UL: Les étudiants de la FSS et leurs enseignants réclament la libération du Majesté Ihou

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Les étudiants de la faculté des sciences de la santé (FSS) de l’université de Lomé et leurs enseignants ont manifesté ce vendredi 9 mars 2018 à l’université de Lomé pour réclamer la libération de leur premier vice-doyen Professeur Majesté Ihou Watéba gardé à vue au Service de recherche et d’investigation (SRI) de la gendarmerie nationale et dénoncer la « convocation arbitraire » du Professeur David Dosseh et son fils, étudiant en deuxième année de licence à la même faculté, tous impliqué dans une affaire de tripatouillage de note.

Selon le professeur Atchi Walla, le premier vice-doyen est convoqué par la SRI depuis mardi et gardé à vue jusqu’à ce jour dans des conditions anormales.

« La première nuit il est couché à même le sol et laissé dans une chambre qui n’a pas suffisamment d’aération. Le procureur a été saisi et ce traitement s’est amélioré la seconde nuit. Nous estimons que les procédures du règlement des problèmes académiques ont été violées de même que les franchises universitaires. Nous demandons au président de l’université de faire procéder à la libération immédiate et sans condition notre vice doyen. C’est lui qui préside notre institution et c’est à lui que revient la charge de protéger son personnel. Notre objectif n’est pas de faire entrave à une quelconque enquête pour la manifestation de la vérité. Les activités académiques sont coordonnées par le premier vice-doyen, lorsqu’il n’est pas là tous sera bloqué », a indiqué le Professeur Walla.

La seconde revendication porte sur la convocation arbitraire du fils du Professeur David Dosseh, enseignant à la même faculté, dans la même affaire que nous dénoçons.

« Nous dénonçons également la convocation du fils d’un de nos collègues, le professeur David Dosseh pour qu’ils soient entendus dans la même affaire. Nous avons reçu un soutien fort des étudiants et je tiens à les féliciter parce que nous voulons tous que notre pays aille dans le bon sens surtout dans le respect du droit. Nous assumons ce que nous faisons et nous agissons avec conviction, avec le droit et dans la légalité et rien ne va nous arrêter », a confié le Professeur Walla

Cette affaire a fait mouche sur le campus universitaire ce vendredi et risque de bouleverser le bon déroulement des activités académiques pour un bon bout de temps si rien fait par les autorités compétentes de l’université pour arrêter la tension.

Max D.

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